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ACHIMO et ses débuts C’est à Iconi justement qu’il noue son premier contact avec le monde de la musique. Il assiste en effet aux répétitions de Nour El Djabal . Mais c’est en autodidacte qu’il fera ses premiers pas d’instrumentiste. Et si son père adoptif et multi-instrumentiste (violon, accordéon, orgue et mandoline, percus, derbouka,oud…) leader de ladite formation, ne voit pas ça d’un très bon œil au départ, il lui reconnaîtra assez vite un certain talent. Il cherche à inventer à travers une écriture contemporaine le passé
culturel de son pays de naissance. Dans
les années 80, Achimo arrive en France pour des études en philosophie et en musicologie à
Aix-en-Provence. Etudes qu’il reprendra quelques années après à
l’Université Paris IV (Sorbonne), avec la ferme volonté de consacrer sa maîtrise à la
musique traditionnelle comorienne. Il poursuivra parallèlement une formation
musicale en Jazz-ensemble au Conservatoire Régionale de Marseille. Objectif
avoué ? Contribuer à une
meilleure « appréhension » du patrimoine musical comorien, en usant
des codes couramment utilisés ailleurs dans l’enseignement musical, en Europe
notamment, afin de le rendre plus accessible. Sa musique La
musique d’Achimo souhaite s’adresser à un public assez large. Elle se revendique d’une
tendance plutôt multiculturelle. A
son image ! pourrait-on dire, puisque l’oiseau est partagé entre sa
culture comorienne et sa culture française, musicalement parlant. Ses
mélodies sont à cheval entre l’Océan Indien et l’Europe occidentale, avec une
influence venant du classique notamment. Le mélodiste, auteur,
compositeur et interprète. Arrangeur
et mélodiste réputé, Achimo fut aussi bassiste et compositeur du groupe
marseillais SAF SAP pendant plusieurs années, durant lesquelles, il
connaît le succès au
Printemps de Bourges en 1997 où il fera la 1ère partie de Césaria
Evora. Soeuf Elbadawi |